mardi 15 mars 2011


Japon, Haïti, même combat.

Les Québécois! Des poules pas de tête?

Depuis ce tsunami médiatique sur l'amphithéâtre, je me demande où sont rendu les valeurs des Québécois? Qu'est-ce qu'on veut au juste? Avoir du fun? C'est pour çà que 50,000 Québécois ont manifestés sur les plaines? Lisez la chronique de Gilbert Lavoie vous allez comprendre que les citoyens de Québec n'ont pas les valeurs à la bonne place.


Le Soleil Publié le 15 mars 2011 à 05h00 | Mis à jour à 05h00


Hors de l'amphithéâtre, point de salut!

Gilbert Lavoie
Le Soleil


(Québec) Josée Verner s'est amenée à Québec avec 45 millions $, vendredi dernier. Si l'argent avait été destiné à l'amphithéâtre du maire Labeaume, l'événement aurait fait la manchette des journaux et des bulletins télévisés de tout le Québec. Mais comme il s'agissait de la participation fédérale au financement de l'Institut national d'optique (INO), les médias n'en ont presque pas parlé.Les patrons de l'INO sont sortis profondément frustrés de ce constat. Où sont nos priorités se demande le pdg de l'Institut, Jean-Yves Roy. «Depuis 15 ans, c'est ce dossier-là qui a changé le plus profondément la vie économique de Québec. Mais on ne le sent pas dans les préoccupations», a-t-il déclaré hier. «Ça me déconcerte à chaque fois.»

M. Roy n'a rien contre le projet d'amphithéâtre. Mais il constate, comme plusieurs autres, que ce dossier cher au maire Labeaume occupe beaucoup de place dans l'actualité.

C'est vrai que nos priorités sont souvent mal ciblées. Mais ce sont les politiciens qui animent le débat public avec les priorités qui les ont fait élire. Combien de fois avez-vous entendu M. Labeaume parler de l'Institut national d'optique au cours de la dernière année?


Pourtant, la recherche scientifique, c'est plus de 5000 emplois et une centaine d'entreprises à Québec. On parle ici d'employés très bien rémunérés, qui paient des taxes municipales et scolaires à Québec, qui paient des impôts au Québec, et qui oeuvrent dans des domaines d'avenir. Alors qu'un joueur de hockey professionnel...
L'ancien recteur de l'Université Laval, Jean-Guy Paquet, compte parmi les missionnaires qui ont mis l'INO en place et qui continuent de faire son lobby auprès des gouvernements. Il se souvient des beaux coups, comme l'arrivée de Biochem Pharma à Québec. Il se rappelle aussi du lobby sous Marcel Aubut, alors président du C. A. de l'INO, pour obtenir le déménagement de Forintek de Gatineau à Québec. Forintek, c'est maintenant FPInnovations, le plus important institut de recherche forestier à but non lucratif au monde avec plus de 600 employés un peu partout au Canada.

L'annonce de Verner

Retour au point de départ : ça peut sembler banal, cette annonce de 45 millions $ pour l'INO par Josée Verner, parce que c'est pour une période de cinq ans à compter du 1er avril. Mais c'est justement ça qui fait la différence : c'est la première fois que le gouvernement fédéral accepte de s'engager sur cinq ans. En 2006, le premier ministre Charest avait accepté d'impliquer son gouvernement sur un plan quinquennal, avec une participation de 50 millions $. Mais le fédéral avait d'abord annoncé une subvention de 18 mil­lions $ sur trois ans, qu'il avait ensuite bonifiée de 15 millions $ supplémentaires. En juin 2009, Stephen Harper a reconduit la participation de son gouvernement avec une tranche supplémentaire de 12 millions $, pour un grand total de 45 millions $.

Cette année, c'est le gouvernement fédéral qui prend l'initiative de s'impliquer sur une longue période. La participation du Québec n'a pas encore été annoncée et devrait normalement l'être dans le budget Bachand.

La perspective d'une campagne électorale fédérale a sans doute compté dans l'annonce de Mme Verner, mais peu importe. Il a fallu des années de démarchage auprès des deux ordres de gouvernement pour les convaincre de s'engager financièrement sur des périodes de cinq ans. Cela permet à l'Institut de mieux planifier, au lieu de gérer à la petite semaine en se demandant chaque année s'il aura les fonds nécessaires pour continuer.

Faudra-t-il construire une patinoire dans le Parc technologique pour en faire une priorité dans l'opinion publique?

lundi 14 mars 2011

Art contemporain

Questions:

Sommes nous des peintres contemporains?

Faisons-nous de l'art contemporain?

Tentons de répondre à la première question:

Évidemment, si l’on s’en tient au terme stricto sensu, contemporain veut dire "qui est du temps présent" (in Larousse de Poche), donc l’homme de la grotte Chauvin ou Léonard faisaient de l’art contemporain, à leur époque. M'enfin, puisque je peins ici maintenant je suis donc comme un peintre contemporain.


Cepedant, pour répondre  à la deuxième question il faut apporter quelques nuances. La notion de « contemporain » signifie également simultanéité entre deux choses. Donc est contemporain ce qui est dans le même temps que le sujet. L’art contemporain serait donc l'art qui se fait aujourd'hui.

Mais, appliquée à l’art, cette notion, sans perdre son caractère historique, revêt aussi un caractère esthétique. Ce caractère devient polémique, puisque les acteurs n’ont pas le recul nécessaire pour effectivement apprécier les œuvres.


La désignation « art contemporain » ne doit donc pas uniquement être prise au sens chronologique, car toutes les productions contemporaines n'appartiennent pas à l'art contemporain, ni ne se revendiquent de l'art contemporain.

L'expression « art contemporain » est utilisée habituellement pour désigner les pratiques et réalisations d'artistes revendiquant « une avancée dans la progression des avant-gardes». L'expression s'applique également aux musées, institutions, galeries montrant les œuvres de ces artistes.

Mais qui donc peut répondre à la question 2 sans passer pour prétentieu.
 
À lire aussi:
 
http://www.yaquoi.com/Au-fait-c-est-quoi-l-art

mardi 8 mars 2011

La Femme-cheval-Wilfredo Lam

Wifredo Óscar de la Concepción Lam y Castilla, dit Wifredo Lam, est né à Sagua la Grande, (Cuba) le 8 décembre 1902 et mort à Paris le 11 septembre 1982.


Peintre cubain, initiateur d’une peinture métissée alliant modernisme occidental et symboles africains et caribéens créant ainsi un langage singulier et contemporain. Proche de Picasso, des surréalistes qui le reconnaissent comme l’un des leurs, il côtoiera également les Imaginistes, Phases, CoBrA.

vendredi 4 mars 2011

Petite fable


Le samedi saint, un prêtre parcourait sa paroisse pour bénir les maisons, ainsi que le veut l’usage. Entrant dans l’atelier d’un peintre, il aspergea d’un peu d’eau bénite quelques-unes de ses toiles. Plutôt fâché, le peintre se retourna et lui demanda pourquoi il avait faiaisait cela. Le prêtre lui expliqua que telle était la coutume, qu’il était de son devoir d’agir ainsi, qu’il faisait le bien, et que celui qui fait le bien doit attendre en retour du bien, et davantage car c’est ce que Dieu avait promis que tout bien accompli sur terre on recevrait du ciel le centuple.

Le peintre attendit alors que le prêtre sorte de chez lui et, de la fenêtre du haut, il lui versa un grand seau d’eau sur la tête, en disant : «Comme tu l’as dit, tu reçois du ciel le centuple du bien que tu as fait à mes tableaux que tu en as abimé à moitié avec ton eau bénite.»